Un autre Verdon s’invente ici

Pour ceux qui connaissent le Verdon en été et redoutent l’affluence de ses célèbres gorges, voici un moyen de s’offrir en unique invité des lieux, la rivière et ses paysages.

Certains prestataires proposent, en effet, des balades en canoë presque tout au long de l’année. Alors, je me suis offert le privilège d’une promenade dans les Basses Gorges du Verdon avec Christophe, moniteur de canoë-kayak et fondateur d’« Aquattitude ». Cette promenade sur l’eau bénéficie de la Marque Parc, véritable gage de découverte du territoire et d’une démarche respectueuse des patrimoines et des hommes qui y habitent.

Geneviève, bénéficie elle aussi de la Marque « Accueil du Parc ». Cette guide de pays, rencontrée sur les conseils de Christophe, nous a ouvert les portes des villages en nous révélant les trésors cachés du «patrimoine rural » et la culture locale à travers les petites histoires de la grande histoire.

Le soleil hivernal qui réchauffe presque quotidiennement le Sud-Est de la France offre de nombreuses possibilités de promenades sans craindre le froid et le mauvais temps. Hors-saison, c’est encore plus agréable. Profitez-en, la tranquillité est un luxe.

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Depuis plusieurs années, le Parc naturel régional du Verdon édite un carnet découverte qui incite à pratiquer un autre tourisme. Outre les prestataires bénéficiant de la « Marque Parc », vous trouverez dans ce guide des informations sur le patrimoine, les lieux de visites mais aussi les produits et les savoir-faire qui font la richesse du territoire. Bon plan : ce carnet contient un pass’découverte offrant des réductions sur les activités bénéficiant de la « Marque Parc ».

Retrouvez ce guide à la Maison du Parc naturel Régional du Verdon, dans les offices de tourisme du territoire ou téléchargez-le directement sur le site internet du Parc.

Le Vieux Four à Mouriès : les Alpilles et les papilles

La gourmandise n’est pas un vilain défaut et la gastronomie est un art, vitrine d’un territoire et de ses richesses. Au restaurant le Vieux Four à Mouriès, Fréderic Crouvoisier et son épouse en font la démonstration grâce à une cuisine qui met à l’honneur les produits locaux et sublime l’huile d’olive de la Vallée des Baux de Provence.

De l’entrée au dessert, avec une créativité qui surprend les papilles, mais jamais ne déçoit, le jeune chef s’est emparé de toutes les saveurs de la fruité noire et de la fruité verte, huiles traditionnelles des Alpilles. Reflet du patrimoine local, la propriété mérite tout autant le détour. Tour à tour moulin à huile, savonnerie, atelier de l’artiste, cette élégante bâtisse héberge de grandes salles voutées, donnant sur une jolie cours aux platanes centenaires. Le lieu est d’ailleurs inscrit dans le parcours découverte flânerie entre les oliviers, circuit imaginé par le Parc naturel régional des Alpilles où restaurateurs, oliverons et mouliniers vous accueillent pour vous faire découvrir leurs productions. Je me suis régalée. A votre tour maintenant.

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Le restaurant le Vieux Four à Mouriès est membre du Conservatoire Grand sud des Cuisines du Terroir et du Conservatoire des cuisines locales des Alpilles, structures nées de l’initiative des professionnels de la restauration et d’agriculteurs du territoire réunis autour d’un objectif principal : promouvoir des produits du terroir à travers une gastronomie simple et facilement transmissible.

Plus d’informations sur www.cuisinegrandsud.fr

Les Préalpes d’Azur : terre de vie et de festivités

J’ai décidé de me balader dans le Parc naturel régional Préalpes d’Azur, simplement en flânant dans les villages, de parler avec les hommes et les femmes qui vivent ici, de scruter les paysages pour en imprégner ma mémoire. C’est agréable de sentir le soleil sur sa peau, lever la tête et ouvrir grand les yeux vers l’Azur du ciel.

Des villages dynamiques

Les villages des Préalpes d’Azur sont, de premier abord, difficiles d’accès, reculés dans des vallées perdues, comme un joyau dans un écrin de nature. Ils sont perchés sur des promontoires rocheux ou surmontés de falaises, les baous. Ce sont des villages qui s’accrochent, qui résistent et offrent un panorama grandiose, jusqu’à la mer Méditerranée. Je marche dans les ruelles en pierres, souvent escarpées, puis m’arrête un instant près d’une fontaine et me laisser porter par ce qui m’entoure. L’eau est un élément fort des Préalpes d’Azur, elle est présente partout. Même quand on ne la voit pas, elle est là, sous nos pieds, au sein du réseau karstique souterrain par exemple. Ce n’est pas pour rien qu’il est dit que ce territoire est le château d’eau du littoral!

Le son du clocher de l’église me tire de mes rêveries. En continuant ma déambulation, je croise des enfants près de la place du village, l’écho de leurs rires résonne contre les maisons en pierre. Il faut dire que les villages du Parc comptent 37 écoles (pour 45 communes, c’est plutôt pas mal !). Ces écoles ont réussi à se maintenir, à résister même dans les plus petits villages, même dans les vallées les plus retirées…

Beaucoup d’habitants ont fait le choix de vivre ici à l’année. Je les comprends. Ici, la vie semble douce, s’écoule à un rythme soutenable, loin du vacarme de Nice et sa côte urbanisée. Les gens se connaissent tous et s’appellent par leur prénom. Les commerces servent de relais pour tous types de services. On y trouve tout ce dont on a besoin. En fin de journée, on entend tinter les parties de pétanque animées près de la place du village on y retrouve les ainés et les jeunes, partageant ensemble la fraicheur de la tombée du jour.

Des animations toute l’année

L’été, le temps est propice aux évènements festifs, cultuels ou sportifs. Je me rends compte que c’est un peu tout le territoire du Parc qui prépare ses fêtes et évènements. On me parle de la fête de l’âne à Escragnolles qui met en vedette l’animal, un festival de jazz à Saint-Cézaire-sur-Siagne, des nombreuses fêtes patronales et du terroir. Un évènement au nom étrange a particulièrement attiré mon attention : le festival du Peu à Bonson. Dédié à l’art contemporain, ce festival de renommée nationale est niché dans le village de l’Estéron. Pendant deux semaines, des centaines de visiteurs arpentent les ruelles du village pour se rendre dans les différents lieux d’expositions parsemés dans le village. Des évènements festifs, des soirées conviviales, ou encore des spectacles vivants se greffent autour du festival et viennent bousculer les habitudes des villageois. Bonson devient ainsi, un lieu de brassage, incubateur d’art pour tous. Il y a comme un vent de création et de partage qui souffle sur le village. Je me sens presque une âme d’artiste…

 Sur les 45 communes qui composent le Parc naturel régional, 31 ont un caractère médiéval. L’une des spécificités de ce territoire est sont nombre important de village perchés de caractère. Découvrez-les sur le site Internet du parc naturel régional des Préalpes d’Azur : www.pnr-prealpesdazur.fr.
Le festival d’art contemporain « du Peu » de Bonson a soufflé cette année sa dixième bougie et rencontre un franc succès. Il a lieu chaque année au mois de juillet. Rendez vous sur www.festivaldupeu.org.